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  • : Si pour toi "intello" est une insulte; si tu as vu "Bienvenue chez les ch'tis"; si tu penses que Nicolas Sarkozy est un type bien qui va "réformer la France" en faisant une politique "d'ouverture" et "pragmatique"; si tu penses qu'un être omniscient et omnipotent existe et qu'il va perdre son temps à régler tes problèmes...et bien, c'est que tu es aussi con que tu en as l'air. Merci de passer ton chemin. Pour les autres, Welcome !
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Jeudi 17 juillet 2008
Ce matin, un peu la tête dans le cul, j'entends à la radio que Siné (le vieil anar de Charlie Hebdo) a été "renvoyé" du journal, à moins qu'il n'en ait claqué la porte, mais peu importe. L'objet de la controverse est un passage de sa dernière chronique : " ...Jean Sarkozy, digne fils de son paternel et déjà conseiller général de l’UMP, est sorti presque sous les applaudissements de son procès en correctionnelle pour délit de fuite en scooter. Le Parquet a même demandé sa relaxe ! Il faut dire que le plaignant est arabe ! Ce n’est pas tout : il vient de déclarer vouloir se convertir au judaïsme avant d’épouser sa fiancée, juive, et héritière des fondateurs de Darty. Il fera du chemin dans la vie, ce petit !"

Philippe Val, directeur de la publication, grimpe alors aux rideaux et n'admet pas que la charte du journal soit bafouée par ces propos qu'il juge anti-sémites.

Bon, ce type de sujet est toujours délicat, mais regardons de plus près.

D'abord, la forme :  on peut s'étonner que, vu sa fonction, Val n'ait pas bloqué cette chronique jugée anti-sémite. A-t'il voulu faire un peu de pub gratuite au journal ? A-t'il voulu se payer Siné ? A-t'il cédé à des pressions après la publication ? On ne le sait pas trop aujourd'hui, mais la réponse donnerait un éclairage intéressant à cette polémique.

Ensuite, le fond : cette phrase est elle anti-sémite ? Pour moi, non. Siné sous-entend que le fils Sarko veut se convertir au judaïsme  pour épouser sa riche bourgeoise. On aurait pu trouver cela romantique, Siné trouve cela opportuniste. Il met en avant l'opportunisme du fils, reflet de celui du père. Mais alors, pourquoi ce barouf ? Plusieurs "à-côtés" ont vraisemblablement joué. La personnalité de Siné y est pour quelque chose. C'est un athée de longue date, outrancier et pro-palestinien plus que convaincu. Dans la tête de certains, la phrase peut alors prendre un ton plus militant, voire agressif.
Par ailleurs, le fait que le  jeune Sarko veuille se convertir pour épouser une fille juive avec une  famille  blindée de thunes réactive - triste coïncidence - un vieux cliché anti-sémite :  juifs = beaucoup d'argent.
 
Et voilà. Vous mélangez le tout, vous ajoutez le personnage discutable qu'est Philippe Val, et vous avez une belle polémique d'été.

Et pour Siné, anti-corrida viscéral, la mise à mort peut commencer.

par Filippo publié dans : seppuku communauté : Les chroniques de la meute
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Jeudi 3 juillet 2008


" J'ai promis aux FARC de faire passer à 5,5 % la TVA sur la cocaïne"
par Filippo sur une vanne de Manue publié dans : seppuku communauté : L'hurlosophie du boudoir
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Lundi 23 juin 2008
Bonjour à tous.
Alors que le gouvernement s’azimute les méninges sur la loi dite "HADOPI", principalement destinée à trouver une matraque numérique efficace, j'ai décidé de recevoir un des "artistes" ayant poussé le récent cri d'alarme contre le téléchargement illégal (
Ne pillez pas nos oeuvres : l'appel des artistes français*), j'ai nommé M. POKORA.
Wesh  man, comment  ça va ?


Yo, wesh - wesh, mon gars, c'est cool, mon album se vend bien, j'ai un nouveau tatoo maori et j'ai battu Timabaland à la PS3 la semaine dernière....  woulala, p'tain, mais c'est quoi ce taudis où tu vis ? Ch'ai même pas si je vais avoir la place pour ma nouvelle choré. Pourquoi tu vas pas faire un blog aux States ?

Parce qu'ils n'ont pas internet aux "States".
Bon, soyons sérieux 5 minutes : allez, tu peux me le dire cet appel, là, c'est n'importe quoi ?


Mouais, c'est mon producteur et ma maison disque. Ils m'ont forcé. Ils ont dit que si je ne faisais pas cet appel, et bin, ils ne pourraient plus toucher que 152 siècles de SMIC par album au lieu de 174. Et y'a aussi Catherine Albanel qui m'a dit que "la situation est grave ! L'industrie musicale est la plus touchée. Elle a, en effet, perdu 50% de son chiffre d'affaires en 5 ans, avec des suppressions d'emplois à la clé. »
Et puis, faut sauvegarder la culture, wesh quoi !


Sauvegarder la culture ? Laquelle ? Celle  du résultat ?
Dis moi mon grand, agiter l'épouvantail de la perte d’emplois dans l'industrie musicale alors que des Hallyday, des Aznavour font du ski défiscalisé en Suisse, tu ne trouves pas cela plutôt cynique ?


Yo wesh man, grave comme t'as raison ! Ces putains de capitalistes de merde, faut les niquer, comment ai je pu rester aussi longtemps dans les ténèbres, O cruel destin du RnB' de Franprix !
Waouh, man !  Je tiens une super choré sur l'Internationale, grave !
La prochaine manif, je te fais la choré sur le camion de la CGT ! Et je prendrai Thibault et Besancenot comme  producteurs-managers, paraît qu'ils sont très forts pour les écoutes !



§§§§§§§§§§§

(*) Etienne Daho, Christophe Maé, Kery James, Sinik, Francis Cabrel, Patrick Bruel, Jean-Jacques Goldman, Jenifer, Stanislas, Raphaël, M Pokora, Keren Ann, Thomas Dutronc, Eddy Mitchell, Isabelle Boulay, Maxime Le Forestier, Martin Solveig, Marc Lavoine, Calogero, Gérard Darmon, Pascal Obispo, Jacob Devarrieux, Elie Seimoun, Alain Bashung, Bernard Lavilliers, Rachid Taha, Bob Sinclar, Psy4delarime, Abd Al Malik, Anis, André Manoukian, Charles Aznavour, Alain Souchon, Mademoiselle K, Soprano, Arthur H, BB Brunes, Liane Foly, Emmanuelle Seigner, Ridan, Renan Luce, Zita Swoon, Johnny Hallyday, Empyr, Kenza Farah, Shine, Camaro, Diam's, Renaud, Romane Cerda, Cali et la Grande Sophie.

Regardons de plus près cette liste, et faisons le tri par catégories, avec la subjectivité rigoureuse qui me caractérise :

- les « j’emporte ma thune dans ma tombe » : Charles Aznavour Eddy Mitchell Alain Bashung, Bernard Lavilliers, Jean-Jacques Goldman, Maxime Le Forestier Johnny Hallyday Renaud, Alain Souchon

- les « j’emporterai ma thune dans ma tombe » : Cali, la Grande Sophie. Ridan, Renan Luce Arthur H Rachid Taha Calogero Keren Ann, Thomas Dutronc, Etienne Daho Pascal Obispo M Pokora Raphaël Christophe Maé

-  les « t’es qui toi ? » : Empyr, Kenza Farah, Jacob Devarrieux, Stanislas, Romane Cerda, Shine, Zita Swoon Mademoiselle K

- les « mais qu’est ce que tu fous là toi ? » : Gérard Darmon, Elie Seimoun, Emmanuelle Seigner,

- les «  je fais aux autres ce que je n’aimerais pas qu’on me fasse » : Kery James, Sinik, Martin Solveig, Bob Sinclar, Psy4delarime, Abd Al Malik, Soprano, Diam's

-
les «Hein ? on te télécharge toi ? » : Isabelle Boulay André Manoukian Liane Foly Marc Lavoine Jenifer Anis

 

par Filippo publié dans : Interviews communauté : L'hurlosophie du boudoir
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Samedi 7 juin 2008
Pour ceux ou celles qui n'auraient pas encore compris la philosophie de ce blog, en voici une bonne synthèse, quelque part entre Lynch et la Boum (La Boum I ou II, les experts trancheront)


par Filippo publié dans : No brain, no pain communauté : Les chroniques de la meute
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Mercredi 4 juin 2008
Bonjour tout le monde. Comme vous le savez, mon blog a pris une ampleur politico-intellectuelle telle que tout ce qui compte d'élus ou voulant l'être s'y précipite. Que voulez vous, c'est ainsi. J'ai donc décidé d'en interviewer régulièrement, quand mon planning et mes mycoses me le permettent. Aujourd'hui, honneur au premier d'entre eux, M. le Président de la république française, Nicolas SARKOZY.

Bonjour M. Filippo. Permettez moi d'abord de vous dire que c'est un immense honneur et une très grande joie d'être ici, face à  vous, sous le feu de vos questions aussi affûtées que votre esprit (paraît-il, selon mes conseillers en com' que je paye un max de blé car je vais moi même très peu sur la toile).

Hum hum, quelle vile flatterie. Mais merci, j'apprécie.
Bon, voici ma question, elle est simple : si Carla Bruni avait encore eu l'hymen bien accroché, et que vous vous en soyiez aperçu lors de la nuit de noces, auriez vous demandé l'annulation du mariage ? Hein ? Alors ?


M.Filippo, je vous le dis droit dans les Ray-ban, je suis outré ! Cela ne vous regarde pas ! Et comment osez vous me poser une question si goujate devant des millions de français ET de françaises ?

Soit.
Parlons d'autres choses : de l'augmentation du prix des denrées alimentaires ? De François Fillon ? Des profs dans la rue ? Des routiers dans la rue ? De la TVA sociale ? De vos potes Bush et Barbelivien ? C'est beau Malte vu du bateau ? Du bouclier fiscal? Des Universités ? De comment ils vous prennent pour un bouffon dans le 9-3 ET à
Guilvinec?


Oui, vous avez raison M. Filippo, le peuple français doit savoir que si je m'étais retrouvé en présence de cette membrane de forme variable, obstruant partiellement le vagin de Carlita, et bien, j'aurais été plus proche de la  surprise que du divorce.
Au fait, la famille, ça va
?




 
par Filippo publié dans : Interviews
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Mardi 3 juin 2008
J'écris un peu comme ça vient, mais bon.
Les faits sont simples : un homme et une femme, tout deux de confession musulmane, se marient. L’homme apprenant le soir de la nuit de noces que sa promise n’est plus vierge, fait un barouf pas possible auprès des beaux parents et, humilié, demande l’annulation du mariage. Cette «qualité» de vierge étant «essentielle» à ses yeux, il demande l’annulation du mariage sur ce fondement (si je puis dire). Une fois la décision du TGI de Lille favorable à «l’humilié» devenue publique, la vague médiatique a pu déferler. Et tout le monde l’a surfée, avec plus ou moins de maîtrise : 
- Député PS de Seine St Denis, B. Le Roux, estime la décision « choquante » et demande une modification de la loi «quand une telle régression est rendue possible par le droit ».

- X. Bertrand : «dire que l'on pourrait annuler un mariage parce qu'une jeune fille aurait menti sur sa virginité, cela semble insupportable pour tout le monde». 

- F. Fillon : «Je ne souhaite pas qu'on puisse faire demain de la virginité un élément constitutif du mariage».
- S. Royal : «ce jugement est une régression du droit et de la dignité des femmes"[…] "…est par ailleurs contraire à la Convention européenne des droits de l'homme, contraire au principe d'égalité entre les hommes et les femmes» 
- C. Lepage : "Ou bien le gouvernement -et le président de la République, qui ne s'est pas exprimé- estime que la virginité est une "qualité essentielle" de la femme dans un mariage, faisant sienne une conception religieuse et non républicaine, ou bien il décide de faire appel du jugement et assure le respect de la laïcité et de l'égalité des femmes".
- R. Dati. : «La justice est là pour protéger les plus vulnérables, les plus modestes, ceux qui sont en difficulté. La justice est aussi un rempart à la loi du plus fort". «L'annulation de mariage est un moyen de se séparer rapidement", a-t-elle ajouté». (Depuis, Dati a fait machine arrière et demandé à ce que le Parquet fasse appel vraisemblablement après l'intervention de Sarkozy. Une fois de plus, elle a démontré son inutilité et sa propension à la démagogie agressive).

- Au rayon des «régionales de l’étape» :

Sihem Habchi (Présidente de «Ni putes Ni soumises») a sorti la plus belle connerie selon moi : «une fatwa contre la liberté des femmes» … (no comment !).

Elisabeth Badinter est «ulcérée par la décision du tribunal» […] «la sexualité des femmes était une affaire privée et libre en France» (Joli hors sujet).

 

Et voilà. On s’est indigné, on a fait de belles images et on a demandé qu’une loi vienne régler tout cela.
Bref, pas grand monde dans le lanterneau politique n’a jugé utile de faire oeuvre de nuance. Ceci dit, il faut les comprendre, c’est chiant la nuance. C’est compliqué, on passe mal à la télé, voire pire en cette période ch’tiesque, on risque de passer pour un intello.

 

Il me semble pourtant que la décision du juge n’est pas incorrecte techniquement. Le mariage est, malgré ce que peuvent bien penser les toxicos du romantisme défoncés aux dragées roses, un contrat. Un échange de volonté entre deux personnes consentantes sur une chose commune et non viciée. Le type a cru que sa future femme était vierge, elle le lui a fait croire jusqu’à ce que ce soit impossible. Techniquement, donc, le contrat doit être annulé car une des qualités essentielles aux yeux du marié est la virginité de la donzelle. Ce qui est bien différent d’une annulation car la fille est vierge.

 

Par ailleurs, sauf erreur de ma part, le juge a bien pris en compte la volonté exprimée par les deux parties : c’est bien l’Etat qui fait appel, et non l’ex-mariée. Le juge n’a donc fait que ce que la Loi lui disait de faire.

 

Et bien oui, un juge a effectivement décidé que cette affaire ne remettait pas en cause l’ordre public, que cela ne regardait seulement que les mariés et, à travers eux, tout ce qui les définissait en tant que personne : leur façon de vivre, leurs convictions philosophiques ou religieuses, etc. Que la décision aille dans le sens d’obscurs abrutis, j’y vois plus une cinglante ironie qu’une quelconque « régression » ou une absurde « fatwa » que devrait corriger un texte de loi pondu dans la hâte médiatique la plus totale...

 

Est ce la faute du juge (ou de la Loi) si la fille s’est retrouvée contrainte de mentir à l’insu (ou non) de son plein gré ?

Est ce la faute du juge (ou de la Loi) si quelques abrutis considèrent qu’épouser une non-vierge est humiliant selon une interprétation douteuse d’un texte religieux (quel qu’il soit) ?

Est ce la faute du juge (ou de la Loi) si cette pauvre fille a décidé d’épouser un blaireau absolu, scotché à des convictions communautaires merdiques ?

 

Bien sûr, la réponse à ces questions n’est pas simple, pas aussi simple que les éructations déjà entendues ici et là ne le laissent supposer. En tout cas, il aurait fallu peut être commencer par répondre à ces questions, avant de flinguer une décision de justice finalement respectueuse de ce que les gens sont (malgré tout) et non de que ce qu’ils devraient être.

par Filippo publié dans : seppuku
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Jeudi 29 mai 2008

Il faut avoir le moral bien accroché pour ne pas ouvrir la fenêtre et s’y jeter sans grands remords quand on lit les pitreries offertes ces derniers jours par le PS.


Allez commençons par le plus  « audacieux », Bertrand Delanoë. Inutile de vous dire que je n’ai pas lu son livre, comme la plupart des gens d’ailleurs. Sans vouloir balancer, j’en connais qui ont ce fameux pensum chez eux (dédicacé qui plus est) mais ne sont pas près de l’ouvrir. Ce qui se conçoit. Qui perdrait son temps à lire un entretien avec Laurent Joffrin dans la partie ? Quand un politique sort un livre, ce n’est pas pour être lu, seulement pour justifier une tournée des popotes médiatiques hors période électorale. De toute façon, les médias l’accueillant s’en tiendront au 4e de couverture ou aux « bonnes feuilles » publiées dans la presse écrite. Ah, au passage, qui osera dire à Bertrand que la couv' de son livre est en fait l'affiche de "La vérité si je mens n°3" ?

  "La Ségolène à Reims ? Mais je vais lui mettre
 la misère. Yalaaa !"
 


Alors, le buzz (en parisien dans le texte) du livre : le Bertrand se dit « libéral » mais, vu le tollé soulevé, pas libéral comme les méchants de l’UMP, hein, ni comme Ségolène Royal. Non, libéral au sens noble du terme. Ouf. Nous voilà soulagés. Si tant est que « libéral au sens noble du terme » signifie quelque chose. Je ne sais pas vous, mais vu d’ici, on jurerait que Delanoë se blairise. Ou qu’il se jospinise. Oui, mais attention, se jospinise « au sens noble du terme », hein. Genre être dans un parti dit « socialiste » mais qui ne fait pas de programme socialiste. A croire que les présidentielles de 2002 et 2007 n’ont pas existé…

 
En ce moment, je dois bien avouer que j’ai un petit faible pour Emmanuel Valls.
Parce que Valls, je ne sais pas si vous avez remarqué, mais s'il ne dit pas "logiciel socialiste" une phrase sur deux, il devient dingue. Il se bloque, se balance d'avant en arrière comme Rain Man. Le seul moyen de le faire redémarrer : Ctrl + Alt + Suppr. Avant de rebooter, il faudrait lui dire que le PS n'a pas qu'un problème de logiciel, mais de liaison Modem aussi…  Valls, il est dans la droite lignée des élus PS prompts à se donner corps et âme pour le pays dès qu’un Congrès arrive, jurant que le Parti doit changer et que, attention, ça va chier avec lui (Cf les Montebourg, Cambadélis, etc.). Résultat, les autres pontes du PS sont bien emmerdés :

- « Alors, qu’est ce qu’on fait de Valls ? » 

- « Bah, j’sais pas. T’as une idée toi ? »

- « On pourrait le nommer secrétaire général en charge de quelque chose ? »

- « Pfff, on est déjà beaucoup de secrétaires… Et puis, la dernière fois avec la nomination de Montebourg on était à la limite du n’importe quoi... »

- « Et  comme Porte parole ? »

- « Bin ? c’est pas déjà toi le Porte parole ? »

- « Moi ? Non… T’es sûr ? Je croyais que c’était Julien Dray ? »

- « Dray !? Ce psycho ? Non… tu déconnes ?» 


 Moitié homme, moitié robot, Biiiio - Valls, Biiiio-Valls... 

 

Et bien sûr, il y a encore Ségolène Royal, qui n’a toujours pas croulé sous son propre néant. Que dire d’elle si ce n’est qu’elle m’évoque l’équivalent politique d’un trou noir. Définition d’un trou noir en astrophysique : « un trou noir est un objet massif dont le champ gravitationnel est si intense qu’il empêche toute forme de matière ou de rayonnement de s’en échapper […] De tels objets n’émettent donc pas de lumière et sont alors noirs. Ainsi, même si un trou noir n'émet pas lui-même de rayonnement, il peut néanmoins être détectable par son action sur son environnement » (Wikipédia). Elle reste donc égale à elle même, à ce qu’elle nous a péniblement démontré lors de sa campagne électorale. Quand je pense qu’elle a eu ma voix… Atroce. Si un jour mes enfants me demandaient pour qui j’ai voté lors des élections présidentielles de 2007, j’aurais honte de le dire. Tellement honte. Je dirais que c’est la faute de leur mère, après tout c’est elle qui m’a forcé à m’inscrire sur les listes électorales. Oui, je sais c’est minable... Bon, avec un peu de chance je serais peut être frappé d’Alzheimer ; ou bien victime d’une sorte de blocage mental, comme ces personnes qui refoulent un événement traumatisant à un point tel qu’ils finissent par se convaincre de son inexistence… Oui, comme le PS, quoi.  

 

Enfin, il y a les inévitables « Highlanders » du Parti. Ils sont immortels et ont le même mantra : « il ne doit en rester qu’un ». Fabius attend, guette, comme le briscard qu’il est. Malgré son côté biker de salon – carottes râpées,  c’est un vrai chien de chasse. Il sent le vent comme personne et sais pointer la truffe dans le bon sens. Rappelez vous la façon dont il a piégé Borloo, comme un débutant, sur la TVA sociale lors de l’entre-deux tour des législatives... Je miserais bien une petite pièce sur lui.

Quant à DSK, son choix de présider le FMI m’apparaît comme un quasi suicide politique, sauf s’il veut devenir le nouveau Boeckel de Sarkozy. Ceci dit, quand un homme politique français part dans un machin international, cela signifie que sa carrière est derrière lui (Giscard, Millon,  Martinon, etc.). Il me fait un peu penser à ces joueurs de foot en fin de parcours, qui vont cachetonner tranquillou une année ou deux dans le championnat qatari...    

 

Bon, j’oublie volontairement quelques autres prétendants, mais je fais confiance à Hollande pour que le Congrès de Reims se déroule dans la plus haute dignité et la plus basse hypocrisie ; lui qui a su noyer toute velléité salvatrice de changement dans des motions de synthèse à 0% de matière grise pour préserver une unité de façade.

 

Fût un temps, on couronnait à Reims le roi d’un pays unifié. Gageons qu’en novembre un roi sera tout de même désigné mais que le système féodal du Parti sera encore là, avec ses baronnies moribondes, pour politiquement scléroser les élections de 2012.

 

   Fabius se relèvera t'il de sa biographie
contaminée par le sang de carotte ?


 "Réformer le PS, c'est pour les ringards.
Depuis les States, moi je pimp' my PS,
avec mon crew et ma bi-atch" 
 


L'inventeur du socialisme de synthèse.
Bah, vivement le 100 % bio...

par Filippo publié dans : No brain, no pain
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Samedi 17 mai 2008

Toujours involontaire,
parfois serein,
enfin écrit.


Zone repérée, pas d'interzone
[transmission
parasitée]
Je suis bien là, viens.



Bienvenue, oui, bienvenue,
dans la zone de turbulence,
jusqu'à la fin de la danse.




par Filippo publié dans : seppuku
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Mercredi 14 mai 2008

Fallait que ça arrive, c’est arrivé. La dernière escapade diurne dans Ivry-Sur-Seine m’a conduit dans la seule librairie de la ville « Envie de lire ». Chose étonnante, cette boutique serait tenue par le frère du fameux Paco, le caviste dont je vous avais déjà causé.

Ambiance : quelques personnes (plus très jeunes, forcément), un type juché sur une échelle rangeant des livres (le frère ?) et une femme qui papote (la belle sœur ?) derrière un comptoir où il manque quelque chose, mais quoi ? Je commence par l’extérieur et les présentoirs fourguant les occasions. Je ne sais pas vous, mais je juge souvent une librairie aux occasions qu’elle réinjecte dans le circuit. Jugement subjectif et ridicule quand on y réfléchit, mais bon. 

Je me décide pour un Bloch avec une couverture atroce, un dessin moche d’un gars tout droit sorti des films noirs ricains des années 50, empoignant une blonde au regard mi-effrayé mi-excité. J’ai vu « collection dirigée par François Guérif », j’ai pris. Un bon livre. Avec tout ce que j’aime chez Bloch : les affres psychologiques sont toujours finement utilisés, la narration est fluide et les intrigues plus complexes qu’elles n'en ont l’air.

J’opte ensuite pour un livre neuf : une biographie de James Brown écrite par Stéphane Koecklin, journaliste à Rock and Folk. Je la recommande aux non – initiés (comme moi) pour les autres, aucun intérêt.

Enfin, hésitation face au « Da Vinci Code », je ne l’ai pas lu et veux le faire un jour. Finalement, non. Le snobisme intellectuel a décidément du bon, mon choix se porte sur «Magna Mater» (1994) d’un certain Laurent Fétis, publié chez Fleuve Noir « Angoisses ». Notez le « s » final, cette collection n’a rien à voir avec la collection historique, comme me l’a démontré la lecture du livre. Je vous ferai grâce de l’histoire (non, allez) de cet ancien nazi « doté de connaissances occultes », qui créé/ressuscite une « succube » polynésienne, pour en faire sa fille (forcément chaudasse et meurtrière), afin de détruire le Brésil (pour se chauffer) et le Monde. Allez, pour la bonne bouche, la couverture :

Une bonne couv'  bien putassière comme on les aime.


J’ai pris un plaisir nanardesque à cette lecture . On sent bien Fétis pris entre la volonté d’en faire des tonnes et la date de remise du manuscrit  qui devait être très (très) proche… A l'intérieur du bouquin, il y a une dédicace de Fétis (himself) expliquant bien des choses :



 

J’arrive à la caisse. Une nana entre deux âges discute avec un petit vieux, assis sur une chaise, qui semble ne rien vouloir acheter.
Ils papotent, j’attends.
Et ils papotent, et j’attends....

 La vendeuse tourne enfin les yeux vers moi, comme si je venais d’apparaître, signifiant que mon tour est arrivé. Je pose les livres et attends. La femme les saisit avec lenteur, pour voir que les quatre livres… et bien… sont bien au nombre de quatre. Ce qui manque au décor me saute alors aux yeux : une caisse enregistreuse. Une caisse enregistreuse reliée à un lecteur de code barre. Cela me titille. J’ai l’impression d’en avoir toujours vu dans toutes les librairies de la planète Terre. La femme ouvre un grand cahier, note les titres des livres ainsi que les prix. J’en suis à me demander si l’absence de cet objet facilitant la gestion des stocks et de la comptabilité – donc la vie – doit être interprétée positivement ou non, qu'elle me donne enfin le résultat de la périlleuse addition. Je tends un billet.
« - Vous n’auriez pas de la monnaie par hasard ? »
« - heu (je trifouille mon portefeuille)…non »
« - Bon, c’est pas grave »

Elle me remet une poignée de féraille après l’avoir sérieusement recompté pendant ce qui m’a semblé être des heures. Elle me tend alors un flyer noir et rouge : « on reçoit l’auteur vendredi pour une signature, vous viendrez ?".
Un inconnu décidace l’ouvrage qu’il vient d’écrire sur la Commune (la révolte, pas Ivry).
«Ah, je ne sais pas…En tout cas ça a l’air intéressant ». Je le pense réellement, mais je viens de me rappeler que le vendredi ma Moitié et moi sommes invités à dîner. «Bon, bonne fin de journée et peut être à vendredi ». Je mens.

En rentrant à la maison, je suis pris d’une étrange euphorie. Tant de nonchalance m’a bizarrement plu. Tout content, j'en viens à souhaiter la mort de la FNAC.

Oui, une autre « Envie de lire » est possible.

par Filippo publié dans : seppuku
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Mardi 4 mars 2008
Tout avait pourtant bien commencé, tout était huilé comme le piston d'une machine. On récoltait le flouze, grâce aux patrons adhérents, en écrémant une partie des bénéfs réalisés avec les lois qu'on faisait voter par nos "obligés". Puis on faisait chier les syndicats de prolos. Au début, il suffisait juste de péter quelques bras par là et des jambes ici. Le blé, il servait à tenir pendant les grèves. On a toujours été étonnés par la faculté de résistance des Crève la dalle. Après, ils se sont organisés aussi, les cocos. Il a fallu trouvé une autre huile pour "fluidifier les relations sociales". Et ils ont pris le blé aussi, finalement ce ne sont que des hommes. On disait "s'ils ne craquent pas, ils vont en croquer". Bon, y avait toujours des idéalistes. Enfin, des excités, des exaltés, mais on finit toujours par trouver des gens raisonnables, même chez les Rouges. Notez, on ne se plaignait pas, il restait toujours un paquet de blé, même après les pourboires. Mais là, je ne peux pas vous dire ce qu'on en faisait. Bref, tout roulait. 
Ouais, qui connaît un peu l'Histoire, sait que rien ne dure indéfiniment. 
Ce putain de fatum.
Donc, patatra, notre porte valise en chef, Sentino-Sauvagnac, se fait gauler comme un bleu. C'est moche, mais il connaît les règles du jeu et la sanction : retraite anticipée, avec une prime, on n'est pas des chiens non plus. Comme le sang attire toujours les requins, ça n'a pas fait un pli, qui voilà qui débarque avec le couteau caché dans le dos : Laurence Parisot, dite "la rouquine carmélite". Elle nous fait le coup de l'OPA sur le syndicat. Enfin, sur le magot du syndicat. Mais, putain, elle s'est pris pour qui ? Arcelor-Mittal ou quoi ?

Non, y a plus de respect . 

 
par Filippo publié dans : seppuku
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