Il faut avoir le moral bien
accroché pour ne pas ouvrir la fenêtre et s’y jeter sans grands remords quand on lit les pitreries offertes ces derniers jours par le PS.
Allez commençons par le plus « audacieux », Bertrand Delanoë. Inutile de vous dire que je n’ai pas lu son livre, comme la plupart des
gens d’ailleurs. Sans vouloir balancer, j’en connais qui ont ce fameux pensum chez eux (dédicacé qui plus est) mais ne sont pas près de l’ouvrir. Ce qui se conçoit. Qui perdrait son temps à lire
un entretien avec Laurent Joffrin dans la partie ? Quand un politique sort un livre, ce n’est pas pour être lu, seulement pour justifier une tournée des popotes médiatiques hors période
électorale. De toute façon, les médias l’accueillant s’en tiendront au 4e de couverture ou aux « bonnes feuilles » publiées dans la presse écrite. Ah, au passage, qui osera
dire à Bertrand que la couv' de son livre est en fait l'affiche de "La vérité si je mens n°3" ?
"La Ségolène à Reims ? Mais je vais lui mettre
la misère. Yalaaa !"
Alors, le buzz (en parisien dans le texte) du livre : le Bertrand se dit « libéral » mais, vu le tollé soulevé, pas libéral comme les méchants de l’UMP, hein, ni comme
Ségolène Royal. Non, libéral au sens noble du terme. Ouf. Nous voilà soulagés. Si tant est que « libéral au sens noble du terme » signifie quelque chose. Je ne sais pas vous, mais vu
d’ici, on jurerait que Delanoë se blairise. Ou qu’il se jospinise. Oui, mais attention, se jospinise « au sens noble du terme », hein. Genre être dans un parti dit
« socialiste » mais qui ne fait pas de programme socialiste. A croire que les présidentielles de 2002 et 2007 n’ont pas existé…
En ce moment, je dois bien avouer que j’ai un petit faible pour Emmanuel Valls. Parce que Valls, je ne
sais pas si vous avez remarqué, mais s'il ne dit pas "logiciel socialiste" une phrase sur deux, il devient dingue. Il se bloque, se balance d'avant en arrière comme Rain Man. Le seul moyen
de le faire redémarrer : Ctrl + Alt + Suppr. Avant de rebooter, il faudrait lui dire que le PS n'a pas qu'un problème de logiciel,
mais de liaison Modem aussi… Valls, il est dans la droite lignée des élus PS prompts à se donner corps et âme pour le pays dès qu’un Congrès arrive,
jurant que le Parti doit changer et que, attention, ça va chier avec lui (Cf les Montebourg, Cambadélis, etc.). Résultat, les autres pontes du PS sont bien
emmerdés :
- « Alors, qu’est ce
qu’on fait de Valls ? »
- « Bah, j’sais pas. T’as
une idée toi ? »
- « On pourrait le nommer
secrétaire général en charge de quelque chose ? »
- « Pfff, on est déjà beaucoup de secrétaires… Et puis, la dernière fois avec la nomination de Montebourg on était à la limite du
n’importe quoi... »
- « Et
comme Porte parole ? »
- « Bin ? c’est pas
déjà toi le Porte parole ? »
- « Moi ? Non… T’es
sûr ? Je croyais que c’était Julien Dray ? »
- « Dray !? Ce psycho ? Non… tu déconnes ?»
Moitié
homme, moitié robot, Biiiio - Valls, Biiiio-Valls...
Et bien sûr, il y a encore
Ségolène Royal, qui n’a toujours pas croulé sous son propre néant. Que dire d’elle si ce n’est qu’elle m’évoque l’équivalent politique d’un trou noir. Définition d’un trou noir en
astrophysique : « un trou noir est un objet massif dont le champ
gravitationnel est si intense qu’il empêche toute forme de
matière ou de rayonnement de s’en échapper […]
De tels objets n’émettent donc pas de lumière et sont alors noirs. Ainsi, même si un
trou noir n'émet pas lui-même de rayonnement, il peut néanmoins être détectable par son action sur son environnement » (Wikipédia). Elle reste donc égale à elle même, à ce qu’elle nous a péniblement démontré lors de sa
campagne électorale. Quand je pense qu’elle a eu ma voix… Atroce. Si un jour mes enfants me demandaient pour qui j’ai voté lors des élections présidentielles de 2007, j’aurais honte de le dire.
Tellement honte. Je dirais que c’est la faute de leur mère, après tout c’est elle qui m’a forcé à m’inscrire sur les listes électorales. Oui, je sais c’est minable... Bon, avec un peu de chance
je serais peut être frappé d’Alzheimer ; ou bien victime d’une sorte de blocage mental, comme ces personnes qui refoulent un événement traumatisant à un point tel qu’ils finissent par se
convaincre de son inexistence… Oui, comme le PS, quoi.
Enfin, il y a les inévitables
« Highlanders » du Parti. Ils sont immortels et ont le même mantra : « il ne doit en rester qu’un ». Fabius attend, guette, comme le briscard qu’il est. Malgré son côté
biker de salon – carottes râpées, c’est un vrai chien de chasse. Il sent le vent comme personne et sais pointer la truffe dans le bon sens. Rappelez
vous la façon dont il a piégé Borloo, comme un débutant, sur la TVA sociale lors de l’entre-deux tour des législatives... Je miserais bien une petite pièce sur
lui.
Quant à DSK, son choix de
présider le FMI m’apparaît comme un quasi suicide politique, sauf s’il veut devenir le nouveau Boeckel de Sarkozy. Ceci dit, quand un homme politique français part dans un machin international,
cela signifie que sa carrière est derrière lui (Giscard, Millon, Martinon, etc.). Il me fait un peu penser à ces joueurs de foot en fin de parcours,
qui vont cachetonner tranquillou une année ou deux dans le championnat qatari...
Bon, j’oublie
volontairement quelques autres prétendants, mais je fais confiance à Hollande pour que le Congrès de Reims se déroule dans la plus haute dignité et la plus basse hypocrisie ;
lui qui a su noyer toute velléité
salvatrice de changement dans des motions de synthèse à 0% de matière grise pour préserver une unité de façade.
Fût un temps, on couronnait
à Reims le roi d’un pays unifié. Gageons qu’en novembre un roi sera tout de même désigné mais que le système féodal du Parti sera encore là, avec ses
baronnies moribondes, pour politiquement scléroser les élections de 2012.
Fabius se relèvera t'il de sa biographie
contaminée par le sang de carotte ?
"Réformer le PS, c'est pour les
ringards.
Depuis les States, moi je pimp' my PS,
avec mon crew et ma bi-atch"
L'inventeur du socialisme de synthèse.
Bah, vivement le 100 % bio...
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