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  • : Si pour toi "intello" est une insulte; si tu as vu "Bienvenue chez les ch'tis"; si tu penses que Nicolas Sarkozy est un type bien qui va "réformer la France" en faisant une politique "d'ouverture" et "pragmatique"; si tu penses qu'un être omniscient et omnipotent existe et qu'il va perdre son temps à régler tes problèmes...et bien, c'est que tu es aussi con que tu en as l'air. Merci de passer ton chemin. Pour les autres, Welcome !
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seppuku

Ce matin, un peu la tête dans le cul, j'entends à la radio que Siné (le vieil anar de Charlie Hebdo) a été "renvoyé" du journal, à moins qu'il n'en ait claqué la porte, mais peu importe. L'objet de la controverse est un passage de sa dernière chronique : " ...Jean Sarkozy, digne fils de son paternel et déjà conseiller général de l’UMP, est sorti presque sous les applaudissements de son procès en correctionnelle pour délit de fuite en scooter. Le Parquet a même demandé sa relaxe ! Il faut dire que le plaignant est arabe ! Ce n’est pas tout : il vient de déclarer vouloir se convertir au judaïsme avant d’épouser sa fiancée, juive, et héritière des fondateurs de Darty. Il fera du chemin dans la vie, ce petit !"

Philippe Val, directeur de la publication, grimpe alors aux rideaux et n'admet pas que la charte du journal soit bafouée par ces propos qu'il juge anti-sémites.

Bon, ce type de sujet est toujours délicat, mais regardons de plus près.

D'abord, la forme :  on peut s'étonner que, vu sa fonction, Val n'ait pas bloqué cette chronique jugée anti-sémite. A-t'il voulu faire un peu de pub gratuite au journal ? A-t'il voulu se payer Siné ? A-t'il cédé à des pressions après la publication ? On ne le sait pas trop aujourd'hui, mais la réponse donnerait un éclairage intéressant à cette polémique.

Ensuite, le fond : cette phrase est elle anti-sémite ? Pour moi, non. Siné sous-entend que le fils Sarko veut se convertir au judaïsme  pour épouser sa riche bourgeoise. On aurait pu trouver cela romantique, Siné trouve cela opportuniste. Il met en avant l'opportunisme du fils, reflet de celui du père. Mais alors, pourquoi ce barouf ? Plusieurs "à-côtés" ont vraisemblablement joué. La personnalité de Siné y est pour quelque chose. C'est un athée de longue date, outrancier et pro-palestinien plus que convaincu. Dans la tête de certains, la phrase peut alors prendre un ton plus militant, voire agressif.
Par ailleurs, le fait que le  jeune Sarko veuille se convertir pour épouser une fille juive avec une  famille  blindée de thunes réactive - triste coïncidence - un vieux cliché anti-sémite :  juifs = beaucoup d'argent.
 
Et voilà. Vous mélangez le tout, vous ajoutez le personnage discutable qu'est Philippe Val, et vous avez une belle polémique d'été.

Et pour Siné, anti-corrida viscéral, la mise à mort peut commencer.



" J'ai promis aux FARC de faire passer à 5,5 % la TVA sur la cocaïne"
J'écris un peu comme ça vient, mais bon.
Les faits sont simples : un homme et une femme, tout deux de confession musulmane, se marient. L’homme apprenant le soir de la nuit de noces que sa promise n’est plus vierge, fait un barouf pas possible auprès des beaux parents et, humilié, demande l’annulation du mariage. Cette «qualité» de vierge étant «essentielle» à ses yeux, il demande l’annulation du mariage sur ce fondement (si je puis dire). Une fois la décision du TGI de Lille favorable à «l’humilié» devenue publique, la vague médiatique a pu déferler. Et tout le monde l’a surfée, avec plus ou moins de maîtrise : 
- Député PS de Seine St Denis, B. Le Roux, estime la décision « choquante » et demande une modification de la loi «quand une telle régression est rendue possible par le droit ».

- X. Bertrand : «dire que l'on pourrait annuler un mariage parce qu'une jeune fille aurait menti sur sa virginité, cela semble insupportable pour tout le monde». 

- F. Fillon : «Je ne souhaite pas qu'on puisse faire demain de la virginité un élément constitutif du mariage».
- S. Royal : «ce jugement est une régression du droit et de la dignité des femmes"[…] "…est par ailleurs contraire à la Convention européenne des droits de l'homme, contraire au principe d'égalité entre les hommes et les femmes» 
- C. Lepage : "Ou bien le gouvernement -et le président de la République, qui ne s'est pas exprimé- estime que la virginité est une "qualité essentielle" de la femme dans un mariage, faisant sienne une conception religieuse et non républicaine, ou bien il décide de faire appel du jugement et assure le respect de la laïcité et de l'égalité des femmes".
- R. Dati. : «La justice est là pour protéger les plus vulnérables, les plus modestes, ceux qui sont en difficulté. La justice est aussi un rempart à la loi du plus fort". «L'annulation de mariage est un moyen de se séparer rapidement", a-t-elle ajouté». (Depuis, Dati a fait machine arrière et demandé à ce que le Parquet fasse appel vraisemblablement après l'intervention de Sarkozy. Une fois de plus, elle a démontré son inutilité et sa propension à la démagogie agressive).

- Au rayon des «régionales de l’étape» :

Sihem Habchi (Présidente de «Ni putes Ni soumises») a sorti la plus belle connerie selon moi : «une fatwa contre la liberté des femmes» … (no comment !).

Elisabeth Badinter est «ulcérée par la décision du tribunal» […] «la sexualité des femmes était une affaire privée et libre en France» (Joli hors sujet).

 

Et voilà. On s’est indigné, on a fait de belles images et on a demandé qu’une loi vienne régler tout cela.
Bref, pas grand monde dans le lanterneau politique n’a jugé utile de faire oeuvre de nuance. Ceci dit, il faut les comprendre, c’est chiant la nuance. C’est compliqué, on passe mal à la télé, voire pire en cette période ch’tiesque, on risque de passer pour un intello.

 

Il me semble pourtant que la décision du juge n’est pas incorrecte techniquement. Le mariage est, malgré ce que peuvent bien penser les toxicos du romantisme défoncés aux dragées roses, un contrat. Un échange de volonté entre deux personnes consentantes sur une chose commune et non viciée. Le type a cru que sa future femme était vierge, elle le lui a fait croire jusqu’à ce que ce soit impossible. Techniquement, donc, le contrat doit être annulé car une des qualités essentielles aux yeux du marié est la virginité de la donzelle. Ce qui est bien différent d’une annulation car la fille est vierge.

 

Par ailleurs, sauf erreur de ma part, le juge a bien pris en compte la volonté exprimée par les deux parties : c’est bien l’Etat qui fait appel, et non l’ex-mariée. Le juge n’a donc fait que ce que la Loi lui disait de faire.

 

Et bien oui, un juge a effectivement décidé que cette affaire ne remettait pas en cause l’ordre public, que cela ne regardait seulement que les mariés et, à travers eux, tout ce qui les définissait en tant que personne : leur façon de vivre, leurs convictions philosophiques ou religieuses, etc. Que la décision aille dans le sens d’obscurs abrutis, j’y vois plus une cinglante ironie qu’une quelconque « régression » ou une absurde « fatwa » que devrait corriger un texte de loi pondu dans la hâte médiatique la plus totale...

 

Est ce la faute du juge (ou de la Loi) si la fille s’est retrouvée contrainte de mentir à l’insu (ou non) de son plein gré ?

Est ce la faute du juge (ou de la Loi) si quelques abrutis considèrent qu’épouser une non-vierge est humiliant selon une interprétation douteuse d’un texte religieux (quel qu’il soit) ?

Est ce la faute du juge (ou de la Loi) si cette pauvre fille a décidé d’épouser un blaireau absolu, scotché à des convictions communautaires merdiques ?

 

Bien sûr, la réponse à ces questions n’est pas simple, pas aussi simple que les éructations déjà entendues ici et là ne le laissent supposer. En tout cas, il aurait fallu peut être commencer par répondre à ces questions, avant de flinguer une décision de justice finalement respectueuse de ce que les gens sont (malgré tout) et non de que ce qu’ils devraient être.


Toujours involontaire,
parfois serein,
enfin écrit.


Zone repérée, pas d'interzone
[transmission
parasitée]
Je suis bien là, viens.



Bienvenue, oui, bienvenue,
dans la zone de turbulence,
jusqu'à la fin de la danse.




Fallait que ça arrive, c’est arrivé. La dernière escapade diurne dans Ivry-Sur-Seine m’a conduit dans la seule librairie de la ville « Envie de lire ». Chose étonnante, cette boutique serait tenue par le frère du fameux Paco, le caviste dont je vous avais déjà causé.

Ambiance : quelques personnes (plus très jeunes, forcément), un type juché sur une échelle rangeant des livres (le frère ?) et une femme qui papote (la belle sœur ?) derrière un comptoir où il manque quelque chose, mais quoi ? Je commence par l’extérieur et les présentoirs fourguant les occasions. Je ne sais pas vous, mais je juge souvent une librairie aux occasions qu’elle réinjecte dans le circuit. Jugement subjectif et ridicule quand on y réfléchit, mais bon. 

Je me décide pour un Bloch avec une couverture atroce, un dessin moche d’un gars tout droit sorti des films noirs ricains des années 50, empoignant une blonde au regard mi-effrayé mi-excité. J’ai vu « collection dirigée par François Guérif », j’ai pris. Un bon livre. Avec tout ce que j’aime chez Bloch : les affres psychologiques sont toujours finement utilisés, la narration est fluide et les intrigues plus complexes qu’elles n'en ont l’air.

J’opte ensuite pour un livre neuf : une biographie de James Brown écrite par Stéphane Koecklin, journaliste à Rock and Folk. Je la recommande aux non – initiés (comme moi) pour les autres, aucun intérêt.

Enfin, hésitation face au « Da Vinci Code », je ne l’ai pas lu et veux le faire un jour. Finalement, non. Le snobisme intellectuel a décidément du bon, mon choix se porte sur «Magna Mater» (1994) d’un certain Laurent Fétis, publié chez Fleuve Noir « Angoisses ». Notez le « s » final, cette collection n’a rien à voir avec la collection historique, comme me l’a démontré la lecture du livre. Je vous ferai grâce de l’histoire (non, allez) de cet ancien nazi « doté de connaissances occultes », qui créé/ressuscite une « succube » polynésienne, pour en faire sa fille (forcément chaudasse et meurtrière), afin de détruire le Brésil (pour se chauffer) et le Monde. Allez, pour la bonne bouche, la couverture :

Une bonne couv'  bien putassière comme on les aime.


J’ai pris un plaisir nanardesque à cette lecture . On sent bien Fétis pris entre la volonté d’en faire des tonnes et la date de remise du manuscrit  qui devait être très (très) proche… A l'intérieur du bouquin, il y a une dédicace de Fétis (himself) expliquant bien des choses :



 

J’arrive à la caisse. Une nana entre deux âges discute avec un petit vieux, assis sur une chaise, qui semble ne rien vouloir acheter.
Ils papotent, j’attends.
Et ils papotent, et j’attends....

 La vendeuse tourne enfin les yeux vers moi, comme si je venais d’apparaître, signifiant que mon tour est arrivé. Je pose les livres et attends. La femme les saisit avec lenteur, pour voir que les quatre livres… et bien… sont bien au nombre de quatre. Ce qui manque au décor me saute alors aux yeux : une caisse enregistreuse. Une caisse enregistreuse reliée à un lecteur de code barre. Cela me titille. J’ai l’impression d’en avoir toujours vu dans toutes les librairies de la planète Terre. La femme ouvre un grand cahier, note les titres des livres ainsi que les prix. J’en suis à me demander si l’absence de cet objet facilitant la gestion des stocks et de la comptabilité – donc la vie – doit être interprétée positivement ou non, qu'elle me donne enfin le résultat de la périlleuse addition. Je tends un billet.
« - Vous n’auriez pas de la monnaie par hasard ? »
« - heu (je trifouille mon portefeuille)…non »
« - Bon, c’est pas grave »

Elle me remet une poignée de féraille après l’avoir sérieusement recompté pendant ce qui m’a semblé être des heures. Elle me tend alors un flyer noir et rouge : « on reçoit l’auteur vendredi pour une signature, vous viendrez ?".
Un inconnu décidace l’ouvrage qu’il vient d’écrire sur la Commune (la révolte, pas Ivry).
«Ah, je ne sais pas…En tout cas ça a l’air intéressant ». Je le pense réellement, mais je viens de me rappeler que le vendredi ma Moitié et moi sommes invités à dîner. «Bon, bonne fin de journée et peut être à vendredi ». Je mens.

En rentrant à la maison, je suis pris d’une étrange euphorie. Tant de nonchalance m’a bizarrement plu. Tout content, j'en viens à souhaiter la mort de la FNAC.

Oui, une autre « Envie de lire » est possible.

Tout avait pourtant bien commencé, tout était huilé comme le piston d'une machine. On récoltait le flouze, grâce aux patrons adhérents, en écrémant une partie des bénéfs réalisés avec les lois qu'on faisait voter par nos "obligés". Puis on faisait chier les syndicats de prolos. Au début, il suffisait juste de péter quelques bras par là et des jambes ici. Le blé, il servait à tenir pendant les grèves. On a toujours été étonnés par la faculté de résistance des Crève la dalle. Après, ils se sont organisés aussi, les cocos. Il a fallu trouvé une autre huile pour "fluidifier les relations sociales". Et ils ont pris le blé aussi, finalement ce ne sont que des hommes. On disait "s'ils ne craquent pas, ils vont en croquer". Bon, y avait toujours des idéalistes. Enfin, des excités, des exaltés, mais on finit toujours par trouver des gens raisonnables, même chez les Rouges. Notez, on ne se plaignait pas, il restait toujours un paquet de blé, même après les pourboires. Mais là, je ne peux pas vous dire ce qu'on en faisait. Bref, tout roulait. 
Ouais, qui connaît un peu l'Histoire, sait que rien ne dure indéfiniment. 
Ce putain de fatum.
Donc, patatra, notre porte valise en chef, Sentino-Sauvagnac, se fait gauler comme un bleu. C'est moche, mais il connaît les règles du jeu et la sanction : retraite anticipée, avec une prime, on n'est pas des chiens non plus. Comme le sang attire toujours les requins, ça n'a pas fait un pli, qui voilà qui débarque avec le couteau caché dans le dos : Laurence Parisot, dite "la rouquine carmélite". Elle nous fait le coup de l'OPA sur le syndicat. Enfin, sur le magot du syndicat. Mais, putain, elle s'est pris pour qui ? Arcelor-Mittal ou quoi ?

Non, y a plus de respect . 

 

Et oui, comme beaucoup d'entre vous, je me suis retrouvé  sur Facebook. A faire un peu tout et surtout n'importe quoi. J'ai fait quelques rencontres plutôt sympathiques, nous verrons ce qu'elles donnent sur la longueur et, bien sûr, dans la profondeur. Je reproduirai quand même ici les  bêtises écrites sur Facebook, uniquement celles où la fougue et l'inspiration sont au rendez vous. 


J'ai délaissé ce blog, mais c'est fini mon chouchou. Me revoilà, je vais te reprendre et te retourner.

  
Commençons par le changement le plus important de ma vie actuelle : je suis passé d'une ville que, dans le fond, je ne regrette pas, Paris, à une charmante bourgade dirigée par des communistes : Ivry-Sur-Seine. Certes, la ville n'est pas super, les avantages des quartiers parisiens n'y sont pas, mais on se prend à croire de nouveau en l’humanité (nous, pas le journal). Si si. Des gens agréables, des commerçants sympa (dont un excellent caviste, que seul mon foie défaillant s’obstine à détester), tout cela malgré la mocheté architecturale ambiante. La rue où nous vivons, ma compagne et moi, va même devenir payante pour les voitures en stationnement. Prendre ce genre de décision à quelques semaines des élections municipales, je trouve cela fabuleux, au sens premier sens du terme. Signe que les communistes vont donc repasser, et c'est tant mieux (NB : je suis encore inscrit sur les listes électorales du 11e arrondissement, volontairement. Je voterai PS aux municipales, uniquement par amitié.) 

 

Mais n'en disons pas plus sur cette étrange ville, j’en parlerai sans doute prochainement.
 
Je suis devenu (co-)propriétaire d'un appartement à taille humaine, me ralliant à l'insu de mon plein gré à la sarkozyste " France des propriétaires", arghh. Tant pis, ce n’est pas la dernière folie que je ferai par amour, puisque j’ai la chance de vivre avec une personne dotée de deux qualités rares : 1)  elle me supporte 2) elle veut perpétuer nos patrimoines génétiques respectifs dans ce monde avec l’espoir de le rendre moins merdique.

 

Et cela me comble. 

    
Quant à toi, Paris, tu n'es finalement qu'une vieille garce trop fardée, même si la laque est PS. Il suffit de passer quelques jours dans d’autres grandes villes européennes pour s'en rendre compte. Aucun souffle, aucun rythme, aucune vie. Etranglée par le Périph', Paris s'étouffe. Amélie Poulain est non seulement un film atroce, mais une odieuse mystification.

Suite aux événements de Villers-le-Bel, la Ministère de l'Intérieur a décidé de recourir à un moyen d'enquête digne des plus brillantes heures de la police française : la délation anonyme (contre une éventuelle rétribution, faut bien gagner plus).
Outre l'inefficacité policière que cela souligne
, il y a tout de même une nouveauté : le téléphone.

Et oui, fini le temps où l'on prenait sa plus belle plume pour envoyer un courrier bien senti, que l'on paraphait fièrement "un bon français".
Fini le temps où l'on utilisait les grosses lettres du journal en essayant de ne pas laisser ses empreintes dans la glue (des fois que...).
Fini le temps où l'on ressentait un vif plaisir au bruit sec de la missive tombant dans la boîte, sec comme celui de la guillotine percutant le billot.

Aujourd'hui, en tapant sur la touche n°1, n°2 ou n°3 de ton téléphone, tu peux dénoncer des gens. Même pas des juifs, en plus.

Je soumets à notre Grand Phare De La Pensée Du Bonheur Des Ménages cette idée : pourquoi ne pas développer la délation par SMS ? Avec une bonne surtaxe, on pourrait renflouer les caisses de l'Etat.
Pour aider les bons français qui préfèrent se pâmer devant Sarkozy au lieu de lire des livres, je me propose de faciliter leur tâche avec ces quelques modèles de SMS :

- " XXXXXX m'a tuer"
- "XXXXX j le kif pa grav"
- "XXXXX se lève tard"
- "XXXXX n'a pas lu la lettre de Guy Môquet"
Depuis la fin des années 90, la France s'inquiétait :"Vous n'avez pas vu le PS ? Oui, il est sorti acheter des clopes à Jarnac, il revient dans 5 minutes".
Depuis, plus de nouvelles. 
Peut être que l'interdiction de fumer dans les lieux publics l'aurait empêché de rentrer s'en griller une... Allez savoir. Ce qui est sûr, c'est que plusieurs margoulins, plus ou moins à gauche, ont tenté de faire main basse sur le Parti. Récemment, il paraît même qu'une femme - oui, vous avez bien lu, une femme - a été choppée en pleine tentative de détournement de fond de commerce électoral. Entourée d'une équipe de bras cassés, genre le gang des postiches avec de faux nez socialistes, elle a cru avoir eu l'idée du casse du siècle, alors qu'elle n'a juste réussi qu'à casser l'idée du Siècle : le socialisme.

La police a retrouvé ce matin le cadavre du PS dans une poubelle de la rue de Solferino. L'autopsie révèle que le Parti a été sodomisé profondément avant et après sa mort.

tout-est-possible.jpg "De la rose..."

doigt---pine.jpg
"... ne reste que l'épine".
Mme Deshoulières

tapissage.jpg Tapissage effectué par la PJ de Solutré.

LES COMPLICES :


all--gre.jpg " Professeur Maboul"

jospin.jpg "Alzheimer"
(il ne souvient apparemment pas d'avoir perdu en 2002
et pense qu'en 2007 le PS le rappelera pour gagner).

fabius.jpg "L'Imprévisible" 
(il serait capable de manger des carottes, de vendre sa mère,
voire même de devenir socialiste pour être élu)

montebourg.jpg "Figaro"
(Pas l'Impertinent, le journal)


 

Face aux nombreux courriers de mes fans s'étonnant - se désespérant - de mon absence, je me devais de réactiver ma résistance bloguesque contre Sarkozy, en particulier, et le bon goût en général. Je ne suis pas resté inactif, j'ai eu le temps d'élaborer un livre, que dis-je, une bombe thermo-neuronale qui fera ma fortune avec l'approche des fêtes de noël. Au delà du simple aspect financier, je pense que dans 30 ans on relira cette fulgurance avec le recul historique suffisant pour en faire un classique de la science politique, à classer entre "Le Prince" et "La cusine du Comté de Nice".

Comme vous vous en doutez, c'est à vous que j'ai réservé les meilleures feuilles de :

"Sarko pour les nuls (édition présidentielle)", publié chez JC Lattès


couv-economie-pour-les-nuls.jpg


Le message est simple : vous aussi, vous pouvez être Nicolas Sarkozy !

C'est très facile car, peu  importe le sujet abordé, il vous suffit d'appliquer cette méthode :

1 - Dire tout et son contraire, mais avec aplomb et conviction, au JT du matin.

2 -  Si quelqu'un vous contredit, dire au JT de 13 H en le pointant du doigt (au choix):

- qu'il est archaïque

- qu'il est contre les réformes et le progrès

- qu'il est un irresponsable

3- Si vous voulez calmer votre contradicteur, vous pouvez au JT de 20 H enfoncer le clou en annonçant que vous allez lancer (au choix) :

-  Un Grenelle de....

- Un New Deal de....

-  Un Grand Débat pour 2012 sur...

 

4- Si l'imp(r)udent continue à démontrer implacablement que vous dites une connerie, vous pouvez dire au JT de la nuit que (au choix) :

- "oui, mais moi je connais les VRAIS problèmes des françaises et des français qui travaillent durs."

- "C'est avec des raisonnements pareils que la France se retrouve en faillite, et je ne vous félicite pas. Moi, j'ai décidé de dire la vérité aux français et d'avoir le courage d'être pragmatique"

- " tu...'spèce de... chuchu...mais...tsss....tu vas...mais...ts ts ts..." (attention cette dernière réplique n'est compréhensible qu'à ceux parlant le breton)"

 

5- Si même les français possédant un QI proche de l'huître* commencent à s'apercevoir que ce que vous dites ne tient pas la route, dépêchez vous de revenir au point n°1, mais avec un autre sujet.




(* ils sont facilement reconnaissables à leur carte UMP ou à leur participation « spontanée » à un collectif « apolitique » d’usagers en colère contre les grévistes-syndicalistes-privilégiés-preneurs-d’otages)


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